La revue Champ Psy, édité par l’Esprit du Temps, a consacré son numéro 65 au “Corps au travail”.

Extrait de l’avant-propos de Frédérique Debout et Isabelle Gernet :

Le terme de travail désigne ici avant tout ce qu’implique le fait de travailler, à savoir l’engagement subjectif requis pour combler l’écart irréductible entre les prescriptions et la possibilité d’atteindre les objectifs assignés. Cet écart n’est jamais comblé car, dans toute situation de travail, surviennent inévitablement des imprévus, des incidents et des difficultés. Le travail se présente ainsi comme l’occasion la plus ordinaire d’éprouver la résistance du monde qui se fait toujours connaître au sujet par une expérience affective suscitée par la mise en échec de la maitrise technique, des connaissances et des savoir-faire. Cette expérience de résistance, au principe de la recherche de solution, se caractérise précisément comme une expérience du corps.

Il n’y a donc pas de travail sans implication du corps, quelle que soit la tâche. Et le corps dont il s’agit ne peut se réduire au corps biologique ou à un corps mécanique. Il s’agit d’un corps habité car le rapport au monde et aux autres s’éprouve d’abord et avant tout par le corps. Le corps qui sent, le corps qui ressent, le corps qui est affecté, ou encore le corps qui souffre sont autant de déclinaisons du « corps vécu » de la phénoménologie ou du « corps érogène » de la psychanalyse.

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