Article de Nicolas MOREAU et Florence VINIT.

paru en 2007 dans la revue Nouvelles Pratiques Sociales,

 

Nicolas MOREAU, du MEOS (Fond de Recherche québécois sur le médicament comme objet social et culturel) et Florence VINIT, du département d’anthropologie de l’Université Concordia (Montréal), exposent comment la science médicale actuelle affecte profondément la relation que nous entretenons avec notre corps, y compris au point de vue symbolique. En redéfinissant notre vision de la mort, de la vie et du vivant, la médecine nous impose de nouvelles normes dans des champs sur lesquels jusque là elle n’avait pas prise. Des normes morales notamment : aujourd’hui, face à l’arsenal médical prétendument efficace qui s’offre à lui, l’individu est sommé d’échapper à la maladie, et la culpabilisation est de mise s’il ne fait pas le nécessaire pour préserver sa santé.

Réflexion théorique précieuse pour les praticiens des techniques de conscience corporelle, telle que la Gymnastique Holistique.
A l’heure où l’éducation thérapeutique prend son essor, comment l’éducation somatique peut-elle ne pas être récupérée pour devenir un outil de la normalisation de l’individu ?
Comment peut-elle ne pas être réduite à la quête du bien-être à tout prix ?
Comment peut-elle continuer à ouvrir un champ de liberté face à la toute puissance du médical ?

 

L’article de Nicolas MOREAU et Florence VINIT, figure en accès libre sur le site erudit.org

Pour le lire, cliquez ici : Empreintes de corps éléments de repères dans l’histoire de la médicalisation

 

 

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