“La gymnastique bien comprise est une partie essentielle du perfectionnement de notre être, et l’on ne doit pas être surpris qu’à ce titre elle ait attiré les méditations des philosophes les plus vénérés du genre humain, d’un Platon, d’un Locke”, [Barthélémy Saint-Hilaire ; préface de “La gymnastique pratique de Laisné”].

Le terme “gymnastique” accolé à notre méthode embarrasse parfois certains de nos praticiens, comme s’il ne rendait pas justice à notre travail.
Pourtant, si l’on en croit le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales du CNRS, la définition de la gymnastique est “L’art d’exercer, de fortifier et de développer le corps par un certain nombre d’exercices physiques appropriés”… N’est-ce pas là le postulat de base de la gymnastique holistique ?
C’est ce qu’on “exerce”, ce qu’on “fortifie”, ce qu’on “développe” qui varie d’une méthode à l’autre, ainsi bien sûr que les moyens que l’on utilise pour ce faire… les moyens que l’on estime “appropriés”.
Et ce mot “Art” qui ouvre tous les possibles… tous les en-deçà et tous les au-delà du corps…
Quant à ce que le travail implique, c’est-à-dire quant à l’esprit derrière la lettre, ne relève-t-il pas avant tout de la pédagogie, donc du pédagogue ?

Comme le disait Elsa Gindler : “Ce n’est pas la gymnastique qui importe, mais l’attention avec laquelle on la pratique et l’esprit dans lequel on travaille.”

 

AFB

Photo : Olga Astratova.