Canadienne d’origine brésilienne, Débora Bolsanello, est directrice de la formation en techniques d’Education Somatique à Rio de Janeiro, Brésil, et assistante de recherche au CERAP, Centre d’’Étude et de Recherche Appliquée en Psychopédagogie perceptive affilié à l’Université Fernando Pessoa de Porto, Portugal. Elle a également été chargée des cours « Anthropologie du corps contemporain » et « Introduction à l’éducation somatique » à l’Université Pestalozzi de Rio de Janeiro, Brésil.

Dans cet article, après une présentation générale de l’éducation somatique, Débora Bolsanello expose de manière très concrète son travail avec les toxicomanes, que la drogue a dépossédé de leur corps au point de créer chez eux une totale scission entre le « Je » et le corps, et elle dresse un parallèle entre psychothérapie d’orientation corporelle et éducation somatique pour en préciser les différences, les spécificités et les limites.

 

Introduction :
“A l’heure actuelle, les institutions spécialisées en toxicomanie au Québec sont composées d’une équipe de médecins, d’infirmiers, de psychologues, de psychiatres, de travailleurs sociaux et de sexologues. Ces institutions n’explorent pas encore de façon officielle et systématique le corps et le mouvement comme des voies de transformation et de prévention de la toxicomanie. L’éducation somatique est un champ interdisciplinaire qui s’intéresse à la conscience du corps en mouvement dans l’environnement. Dans cet article, je présente une partie du travail théorique de mon mémoire de maîtrise qui porte sur la pertinence de l’éducation somatique dans le milieu spécialisé en toxicomanie. Mes réflexions découlent de mon expérience en tant qu’anthropologue et éducatrice somatique travaillant auprès des usagers du centre de réadaptation en toxicomanie Le Virage, situé à Longueil, au Québec.”

Pour lire la suite de l’article publié en accès libre sur le site www.cairn.info, cliquez sur La pertinence de l’éducation somatique auprès des toxicomanes.

 

 

nu descendant l'escalier

Illustration :
“Nu descendant l’escalier” de Marcel Duchamp. © Artists Rights Society (ARS), New York / ADAGP, Paris / Estate of Marcel Duchamp.

« Peint, comme il l’est, en sévères couleurs bois, le nu anatomique n’existe pas, ou du moins, ne peut pas être vu, car je renonçai complètement à l’apparence naturaliste d’un nu, ne conservant que ces quelques vingt différentes positions statiques dans l’acte successif de la descente.» (M. Duchamp).